Les clés pour un graphisme durable et éco-conception


eco-responsable / mercredi, janvier 15th, 2020

Communiquer oui, mais la planète dans tout ça !

Comme graphiste nous devons bien choisir nos collaborateurs et conseiller nos clients en fonction de leurs projets tout en limitant notre impact écologique. Voici quelques conseils, informations et habitudes à prendre aussi bien lors de la création que lors de l’impression des supports de communication :

1- Création responsable :

  • Réduisez l’interlignage pour limiter le nombre de page
  • Évitez les aplats sur vos supports de communication
  • Limitez au maximum le nombre de couleurs lors de la création (CMJN ou Monochrome)
  • Choisissez des formats standards
  • Soyez ingénieux, adaptez les règles de mise en page et relevez les défis
  • Catalogue produit : créez un listing de prix pour ne mettre à jour que le listing et non tout le catalogue

2- Impression responsable :

  • Privilégiez les impressions recto/verso (50% d’économie de papier)
  • Limitez la quantité d’impression en rapport avec les besoins réels
  • Choisissez des papiers labellisés (FSC, PEFC, sans chlore)
  • Pensez aux grammages des supports selon l’utilisation
  • Privilégiez le packaging recyclable et non recyclé
  • Utilisez des encres végétales ( sans huile de palme) plutôt que des encres minérales.
  • Travaillez avec des collaborateurs ayant une démarche environnementale
  • Consommez « local » et imprimez proche de chez vous
  • Collaborez avec des imprimeurs labellisés imprim’Vert

3-Savoir pour bien choisir :

Les différents types de papier :

Pour commencer, vous avez le choix entre 4 types de papier :

  • le papier recyclé est aujourd’hui de qualité équivalente à un papier non recyclé, tout en présentant l’avantage d’utiliser beaucoup moins de ressources pour sa fabrication.
  • le papier issu des forêts gérées durablement, pour préserver la capacité de régénération des forêts et veiller à leur vitalité.
  • le papier mixte, mélange de fibres recyclées et de fibres vierges issues des forêts gérées durablement.
  • le papier ensemencé, fabriqué à partir de papier 100% recyclé auquel sont ajoutées des graines de fleurs ou d’herbes aromatiques. Après usage, le papier peut-être planté, vous aurez l’agréable surprise de voir pousser des fleurs ou herbes aromatiques.

Les labels à privilégier :

FSC : Forest Stewardship Council

Créé par des organisations de défense de l’environnement, FSC est un label mondial qui identifie les produits provenant d’une gestion responsable des forêts. Le FSC est le premier système de certification forestière qui a développé un ensemble de principes et de critères de bonne gestion forestière. Le FSC est un organisme international à but non lucratif créé en 1993 et basé à Bonn (Allemagne). Il est soutenu par plusieurs ONG environnementales (WWF, Greenpeace, …). Aujourd’hui, environ 90 millions d’hectares de forêts sont certifiés FSC dans le monde. www.fsc.org


PEFC : Programme européen de certification forestière.

La certification PEFC donne l’assurance que le papier que vous utilisez est issu de pâtes produites à partir de forêts gérées durablement. Le PEFC atteste que le bois des produits marqués a été récolté dans des forêts dont les propriétaires se sont engagés à respecter les règles de la gestion forestière durable. Cette organisation à but non lucratif a été fondée en 1998, elle est basée au Luxembourg. Aujourd’hui, environ 200 millions d’hectares de forêts sont certifiés PEFC dans le monde. www.pefc-france.org


Imprim’vert : Certifie la production éco-responsable de l’imprimerie.

Cette certification engage les imprimeurs à faire collecter et traiter les déchets qu’ils produisent par des prestataires de traitement et de recyclage agréés par l’État. Pour éviter tout risque de pollution accidentelle, ils s’engagent à ne pas utiliser de produits toxiques dans le cadre de leurs activités d’impression offset. En exigeant ce logo, que vous soyez une entreprise ou un particulier, vous contribuez à la préservation de l’environnement par un achat responsable dans la durée.

le blanchiment

Le blanchiment :

Le blanchiment est un traitement appliqué à la pâte à papier permettant d’avoir un bon degré de blancheur du papier. Il reste l’étape la plus polluante de la fabrication du papier. Privilégiez donc des pâtes à papier sans chlore et sans azurant optique, substances utilisées pour le blanchiment du papier. Vous pouvez vous référer aux labels de pâte à papier suivants : ECF ou TCF. L’indication «ECF» ou «TCF» est une déclaration volontaire sous la seule responsabilité du papetier.

Pour réduire considérablement la pollution engendrée par l’industrie papetière, il faudrait faire évoluer les mentalités vers l’utilisation d’un papier moins blanc.

Retrouver les normes et la liste des labels environnementaux pour les produits de papier en cliquant sur ce lien.

le grammage

Le grammage :

Le grammage, également appelé force du papier, renseigne sur le poids d’une feuille pour un mètre carré de surface. Plus la feuille est épaisse, plus elle a du poids.

Ayez en tête que la durée de vie d’un support de communication est liée à son utilité. De ce fait, réfléchir avant d’imprimer les supports (format, grammage), permet de limiter l’utilisation de la matière première et aide au recyclage.

Utilisez :

  • Un grammage plutôt fin 90 gr pour les supports éphémères : flyer, brochure promotionnelle mais aussi pour l’ intérieur des catalogues.
  • Un grammage de plus de 100 gr pour les brochures de présentation, couvertures…
encre vegetale
Image de Gerald Friedrich – Pixabay

L’encre végétale :

L’encre est composée de pigments et de 80% d’huile, végétale ou minérale. La seule alternative à l’encre minérale, à base d’hydrocarbure est l’encre végétale, issue du lin, soja, colza… . C’est donc l’origine de l’huile qui les différencie.

Les avantages de l’encre végétale :

  • Réduction de la consommation d’encre
  • Réduction de la consommation de papier
  • Facilite le recyclage
  • Réduction des composés organiques volatiles

En espérant que l’huile végétale utilisée ne soit pas issue de l’agriculture intensive. Auquel cas le bénéfice écologique gagné d’un côté serait perdu de l’autre. …. En conclusion, je me répète mais limitez le nombre de couleurs, réduisez les zones imprimables, l’interlignage, l’utilisation des aplats, et soyez créatif dans vos mises en page pour limiter l’utilisation et la production d’encre.

J’espère que cet article vous a convaincu et que vous suivrez ces conseils pour devenir un graphiste éco-friendly. N’hésitez pas à laisser un commentaire avec vos astuces si vous avez d’autres idées pour limiter notre empreinte carbone.

Annexes :

> Comprendre la filière du papier pour mesurer ses impacts : article sur wwf cliquez sur le lien si cet article vous intéresse. > Retrouver les normes et la liste des labels environnementaux pour les produits de papier en cliquant sur ce lien.

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